
Sur la voie d'une diminution des risques de la maladie d'Alzheimer et des affections connexes chez la femme.
De Sharon Oosthoek
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| La Dre Mary Tierney |
La Dre Mary Tierney est fascinée par la complexité des liens entre la ménopause et la mémoire, un domaine de recherche qui, d'après elle, devrait un jour aider à réduire les risques de la maladie d'Alzheimer et des affections connexes chez la femme.
Bien que les médecins sachent depuis longtemps que les femmes sont plus à risque de développer ces maladies que les hommes, les recherches de Tierney laissent envisager des possibilités de traitement prometteuses.
Le taux d'estrogènes diminue après la ménopause, explique-t-elle, ce qui se traduit par une chute soudaine chez certaines femmes et par une dispersion graduelle chez d'autres.
Ce phénomène est important parce que la région du cerveau qu'on associe à la mémoire est l'hippocampe, ce dernier est rempli de récepteurs d'estrogènes. En fait, cette hormone est l'une des clés du fonctionnement de l'hippocampe. Avec la diminution d'estrogènes chez la femme vient le déclin de sa mémoire.
D'un autre côté, cette diminution draconienne des estrogènes ne se produit pas dans le cerveau des hommes. Leur hormone sexuelle, la testostérone, est convertie en estrogène dans le cerveau. Et vu le fait que le taux de testostérone des hommes ne baisse pas énormément quand ils vieillissent, leur hippocampe continue de fonctionner.
Ce qui rend la Dre Tierney si enthousiaste, c'est qu'il serait peut-être possible de hausser le taux d'estrogènes chez les femmes plus âgées afin que leur hippocampe puisse continuer de fonctionner.
Elle a récemment terminé des essais cliniques qui ont montré qu'une combinaison estrogènes-progestérones particulière prévenait le déclin du rappel verbal chez les femmes plus âgées qui n'étaient pas atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une affection connexe. Par ailleurs, on n'a pas constaté d'effet notable chez les femmes dont les facultés cognitives avaient déjà décliné, comme en a témoigné la mesure de leur capacité de se rappeler verbalement certains mots.
La diminution du rappel verbal est souvent un signe avant-coureur du développement de la maladie d'Alzheimer plus tard dans la vie.
Bien que la Dre Tierney ne soit pas encore prête à recommander l'hormonothérapie pour prévenir la perte de mémoire avant que d'autres études n'en viennent aux mêmes constatations, elle envisage avec optimisme les possibilités de traiter les femmes avant qu'elles ne commencent à avoir des problèmes de mémoire.

Cette histoire a été gracieusement fournie par l’une de nos dix organisations provinciales affiliées.
La Société Alzheimer de l'Ontario soutient le Programme de recherche de la Société Alzheimer, qui accorde des subventions et des bourses de formation visant des recherches biomédicales et psychosociales au Sunnybrook Health Sciences Centre ainsi qu'à d'autres centres de recherche. Le programme résulte d'une collaboration entre la Société Alzheimer du Canada et ses sociétés affiliées provinciales, ses partenaires et ses donatrices et donateurs.
Pour lire d'autres histoires inspirantes, visitez www.alzheimerontario.org. (en anglais seuelement)
Sharon Oosthoek est une auteure pigiste de Toronto.
Photo de John Rennison, Hamilton, ON.
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