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Tara Maher
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Bureau : 416.847.2973, ou 1.800.616.8816
Cellulaire : 416.669.5715
tmaher@alzheimer.ca

À la recherche d'un traitement curatif

Au cours de la dernière décennie, la recherche sur la maladie d'Alzheimer et les affections connexes a réalisé de grands progrès et il ne fait aucun doute que des percées majeures se profilent à l'horizon.

Avec une contribution de près de 30 millions de dollars au cours des 20 dernières années, la Société Alzheimer du Canada est l'un des plus importants bailleurs de fonds de la recherche et de la formation en recherche dans ce domaine au Canada. En 2009, la Société et ses partenaires ont financé à ce chapitre plus de 2,4 millions de dollars en soutien à la recherche biomédicale et à la recherche sur la qualité de vie.

Le fait demeure qu'il n'y a toujours pas de traitement curatif pour la maladie d'Alzheimer et les affections connexes et les chercheurs canadiens, qui sont parmi les meilleurs scientifiques au monde dans ce domaine, ont besoin d'un plus grand soutien financier.

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Que sont les « démences » ?

On donne le nom de « démences » à un large groupe de maladies caractérisées par la détérioration progressive de la faculté de penser, des capacités et de la mémoire. Les symptômes les plus courants sont la perte de mémoire à court et à long terme, la perte de jugement et de raisonnement, des sautes d'humeur, des changements de comportement et des difficultés à communiquer. Ces symptômes auront une incidence sur la capacité des personnesà travailler, à conserver des relations sociales ou encore à maintenir leurs activités quotidiennes habituelles. La maladie d'Alzheimer est la forme de démence la plus courante et représente 64 % des cas.

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Les facteurs de risque

La maladie d'Alzheimer et les affections connexes semblent résulter des effets combinés de plusieurs facteurs de risque tels que l'âge, la génétique, le mode de vie et les facteurs environnementaux qui anéantissent les mécanismes naturels d'autoréparation et d'autoguérison du cerveau. Par conséquent, la recherche s'applique de plus en plus à mieux comprendre les facteurs de risque de ces maladies, à cerner ce qu'une personne peut faire pour réduire ces risques et à trouver des moyens de renforcer les capacités d'autoguérison du cerveau.

La recherche biomédicale

Les marqueurs biologiques

On a longtemps espéré l'apparition de « marqueurs » biologiques de la maladie d'Alzheimer dans divers tissus pouvant être plus facilement étudiés que le cerveau lui-même. De nouveaux résultats de recherche offrent l'espoir qu'un diagnostic précoce puisse être considérablement aidé par de tels marqueurs. Des rapports récents décrivent deux marqueurs de ce type dans la peau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer : premièrement une réponse chimique inflammatoire anormale facilement détectable et, deuxièmement, la présence de niveaux anormaux de plusieurs protéines. D'autres marqueurs, en cours d'utilisation dans des cliniques, concernent les changements de niveau de certaines substances du liquide céphalorachidien.

Un vaccin contre la maladie d'Alzheimer

On fait état de développements prometteurs vers la mise au point d'un vaccin contre la maladie d'Alzheimer. Le premier essai, qui a montré des résultats positifs chez des souris modèles de la maladie, a été interrompu au début de la première phase d'essais humains en 2002, en raison de présence d'inflammation cérébrale chez certains participants. Aujourd'hui, tous les efforts sont axés sur la mise au point de nouveaux vaccins qui ne devraient pas provoquer d'inflammation cérébrale et au moins trois d'entre eux sont déjà au stade des premiers essais cliniques.

Une nouvelle approche consiste à administrer directement des anticorps déjà fabriqués (immunisation passive) plutôt que des substances qui stimuleront la production d'anticorps (immunisation active). Les anticorps reconnaissent et permettent d'éliminer la protéine A-bêta toxique qui finit par former les « plaques » qui sont la caractéristique principale de la maladie d'Alzheimer. Ces plaques sont présentent dans le cerveau, à l'extérieur des neurones. Il est à noter que les molécules de protéine A-bêta commencent à se grouper avant même que les plaques n'apparaissent. C'est à ce stade précoce des groupements que les actions toxiques de l'A-bêta ont lieu avant de mener à l'affaiblissement puis à la mort des neurones.

Maladie d'Alzheimer et diabète

La recherche démontre que même en l'absence de diabète, des antidiabétiques appelés glitazones peuvent aider à maintenir les fonctions cérébrales des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. La poursuite des essais de ces médicaments se fonde sur la preuve que les personnes qui ont la maladie d'Alzheimer peuvent effectivement souffrir d'une forme de « diabète » du cerveau. Dans le cadre d'une étude expérimentale, il a été constaté que l'administration d'insuline par voie nasale à des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer (méthode permettant de livrer l'insuline préférentiellement au cerveau sans devoir passer par l'ensemble du corps) améliorait dans certains cas la mémoire et la cognition, ce qui donne de l'espoir aux mesures thérapeutiques à venir.

Favoriser la réparation du cerveau

Même lorsqu'un traitement véritablement efficace pour la maladie d'Alzheimer sera découvert, il faudra trouver le moyen de réparer les dommages déjà causés au cerveau. À cet égard, une classe de substances appelées « facteurs de croissance » qui favorisent la santé des neurones et leur capacité à établir de nouvelles connexions avec les autres neurones, est d'une grande importance. L'un de ces facteurs de croissance les plus importants est appelé « facteur de croissance du nerf » ou NGF. Des études qui examinent sa valeur potentielle pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer montrent des premiers résultats prometteurs, tant pour empêcher la mort des neurones que pour améliorer la cognition.

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Recherche sur la qualité de vie

La recherche sur la qualité de vie vise à comprendre et répondre aux besoins physiques, psychologiques, affectifs, sociaux et spirituels des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou d'une affection connexe et de leurs aidants. Autrement dit, les chercheurs en qualité de vie visent à aider les personnes affectées, tandis que la recherche biomédicale est axée sur les causes de la maladie, la mise au point de meilleurs traitements et l'identification de moyens de prévention.

Les recherches sur la qualité de vie présentement financées portent sur les façons de renforcer la mémoire, le langage et les activités de la vie quotidienne des personnes atteintes, sur l'impact de la maladie sur les proches aidants, sur la façon de répondre aux besoin des personnes atteintes qui vivent dans leur milieu, sur la façon d'améliorer le soutien aux personnes atteintes en centres de soins et sur la façon dont le milieu peut soutenir la personne atteinte.

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Application et partage des connaissances

Aujourd'hui, dans le domaine de la recherche sur la maladie d'Alzheimer et les affections connexes, il peut exister des écarts entre ce que la recherche démontre comme étant efficace et les pratiques de soins qui ont cours. Bien que le travail de nombreux chercheurs et cliniciens puisse avoir des impacts importants sur le soin de ces maladies, très souvent ceux-ci travaillent isolés les uns des autres.

L'application des connaissance traduit les résultats de la recherche en traitements, services et produits efficaces. Le partage des connaissances, pour sa part, consiste à mettre en commun l'information et la résolution de problème entre chercheurs, professionnels de la santé et décideurs, en d'autres mots, c'est le processus qui relie ensemble les personnes, les idées et les ressources.

Reconnaissant l'importance de ce processus, la Société Alzheimer met davantage l'accent sur l'application et le partage des connaissances. Ainsi, dans le cadre de son programme de recherche, la Société demande aux chercheurs subventionnés de fournir un plan de diffusion des résultats de leurs recherches et d'expliquer etl'effet de ces dernières sur la qualité de vie des personnes atteintes de ces maladies et de leurs aidants. La Société Alzheimer est aussi partenaire du Canadian Dementia Knowledge Translation Network (CDKTN), un réseau canadien d'application des connaissances surles démences, en vue de soutenir les possibilités de formation en application des connaissances destinées aux détenteurs de bourses de recherches doctorales et postdoctorales déjà engagés dans la recherche sur la maladie d'Alzheimer ou qui s'y intéressent.

Pour plus d'information ou pour faire un don au programme de recherche de la Société Alzheimer : www.alzheimer.ca ou 1-800-616-8816.

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Dernière révision et mise à jour de cette page : janvier 2010.
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