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La maladie d'Alzheimer : Causes de la maladie
   
 
Dans cette section :
Introduction
Facteurs de risque
Génétique
Aluminium
Syndrome de Down

La maladie d'Alzheimer et les facteurs de risque

Qu'est-ce que la maladie d'Alzheimer ?

La maladie d'Alzheimer est la plus répandue d'un groupe important de maladies neurodégénératives appelées « démences ». Il s'agit d'une maladie cérébrale irréversible, caractérisée par une détérioration des facultés cognitives et de la mémoire causée par la dégénérescence progressive des cellules du cerveau. La maladie d'Alzheimer affecte aussi le comportement, l'humeur, les émotions et la capacité d'accomplir les activités normales de la vie quotidienne.

À ce jour, la maladie d'Alzheimer est incurable, mais des traitements et l'adoption de certains modes de vie peuvent en ralentir la progression. On s'attend toutefois à ce que de nouveaux traitements capables de stopper sa progression voient le jour d'ici cinq ans. Par ailleurs, la poursuite de nouvelles avenues de recherche devrait permettre un jour de restaurer en partie la mémoire et les fonctions perdues.

L'évolution de la maladie d'Alzheimer se caractérise généralement par trois stades (léger, modéré et avancé) avant d'atteindre le stade de fin de vie. Toutefois, il est souvent difficile de reconnaître la transition d'un stade à l'autre : la maladie progresse lentement et les symptômes peuvent s'étendre sur plus d'un stade. De plus, l'ordre dans lequel ils se manifestent et leur durée varient selon les personnes. La durée de la maladie après le diagnostic initial est généralement de sept à dix ans. Cependant, cette durée sera plus courte lorsque le diagnostic est posé plus tard dans l'évolution de la maladie, ce qui peut être le cas lorsque la personne atteinte ne consulte pas rapidement. Par ailleurs, la survie après le diagnostic se prolonge à mesure que les méthodes diagnostiques s'améliorent et que les personnes sont plus disposées à se faire évaluer.

Les affections connexes
Les « affections connexes » ressemblent à la maladie d'Alzheimer en ce qu'elles impliquent elles aussi une lente dégénérescence des cellules du cerveau qui, pour l'instant, est irréversible. Il s'agit notamment de la démence vasculaire (au deuxième rang des démences les plus répandues après la maladie d'Alzheimer), de la démence frontotemporale, de la maladie de Creutzfeldt-Jacob, de la démence à corps de Lewy, de la maladie de Parkinson et de la maladie d'Huntington.

Autres démences (démences réversibles)
Un faible pourcentage des démences est réversible. Elles surviennent comme développement secondaire de maladies curables. Les causes les plus courantes de démences réversibles sont les réactions toxiques à des médicaments, sous ordonnance ou en vente libre. Parmi les autres causes, mentionnons les carences nutritionnelles, la déficience en vitamine B12, les infections, les tumeurs, l'alcoolisme, les inflammations, les dysfonctionnements hormonaux, les toxines environnementales, les toxicomanies et la dépression.

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Comment la maladie d'Alzheimer est-elle diagnostiquée ?

Pour établir un diagnostic de la maladie d'Alzheimer, les cliniciens procèdent d'abord à un examen complet de l'état de santé physique général de la personne pour exclure les conditions réversibles mentionnées ci-dessus. Si aucune de ces conditions n'est présente, on examine alors les antécédents familiaux et on note les comportements les plus touchés (par exemple une capacité affaiblie à apprendre et à se rappeler des choses nouvelles, à parler normalement, à comprendre les demandes et à y réagir adéquatement ou à s'orienter dans des environnements familiers). Il est aussi important de noter le rythme d'évolution de chacune de ces altérations pour déterminer la démence en question.

L'examen comprend divers tests des fonctions intellectuelles et cognitives et de la mémoire (le test de la montre et le mini-mental status (MMS) sont deux tests de dépistage couramment utilisés). Ces tests permettent d'établir un diagnostic exact à 90-95 %. L'examen diagnostique peut aussi comprendre des tests de sang, du foie et, parfois, du liquide céphalorachidien, mais ces derniers ne sont généralement pas jugés nécessaires. Lorsque des tests additionnels sont nécessaires, il s'agira le plus souvent d'imagerie cérébrale. Cette méthode est particulièrement utile pour distinguer la maladie d'Alzheimer des affections connexes. Diverses technologies d'imagerie peuvent être utilisées, telles que l'IRM, l'IRMf,
la TEP et la TEMP.

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Qu'est-ce qu'un facteur de risque ?

Il est possible de déterminer la cause précise de nombreuses maladies; la rougeole, par exemple, est dûe à un virus. Toutefois, la cause de nombreuses maladies chroniques est souvent inconnue ou incertaine. Pour trouver une réponse, les scientifiques étudient les facteurs qui semblent liés au développement de la maladie. C'est ce qu'on appelle les « facteurs de risque ». Leur présence signale un risque plus élevé de développer la maladie, sans toutefois constituer une certitude. Les facteurs de risque sont des caractéristiques propres à une personne, son mode de vie, son environnement et son hérédité; ils déterminent la probabilité de contracter telle ou telle maladie. Certains facteurs de risque peuvent être modifiés (comme la tension artérielle qui peut être diminuée) alors que d'autres sont immuables (comme la constitution génétique).

Il est important de noter qu'un facteur de risque n'est pas, en soi, la cause d'une maladie. Généralement, les scientifiques croient que la maladie d'Alzheimer survient lorsque l'effet combiné de divers facteurs de risque franchit un certain seuil, entravant alors les mécanismes naturels d'auto-réparation du cerveau qui, normalement, assurent la santé des neurones.

Il est important de déterminer les facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer pour identifier les modes de vie qui contribuent à réduire le risque de développer la maladie d'Alzheimer. Si certains facteurs échappent à notre contrôle, d'autres facteurs de risque importants peuvent être réduits par un mode de vie sain. Voir à ce sujet la section Réduction du risque.

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Comment détermine-t-on les facteurs de risque ?

Deux types d'études servent à déterminer les facteurs de risque. La première méthode consiste à suivre un groupe de personnes atteintes d'une maladie (en l'occurence la maladie d'Alzheimer) et à les comparer à des personnes du même âge, du même sexe et présentant des caractéristiques similaires qui ne sont pas atteintes. C'est ce qu'on appelle une étude cas-témoins. On recueille des données sur les caractéristiques personnelles et familiales des personnes étudiées, de même que sur les types d'expositions antérieures auxquelles elles auraient été soumises en raison de leur mode de vie ou de leur travail. Les facteurs de risque sont les facteurs qui sont plus fréquents chez les personnes atteintes que chez les personnes saines. Il est important de noter qu'on retrouve aussi les facteurs de risque chez le groupe sain, mais cela reste moins fréquent. Cette méthode a été utilisée dans la première analyse des facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer dans le cadre de l'Étude sur la santé et le vieillissement au Canada (ÉSVC).1

La deuxième méthode consiste à suivre un groupe de personnes en bonne santé sur une longue période. C'est ce qu'on appelle une étude de cohortes. Dans ce groupe, on compare les personnes qui ont des caractéristiques particulières (par exemple une tendance à l'hypertension artérielle) ou des modes de vie similaires (tel que le végétarisme) à celles qui ne présentent pas ces caractéristiques ou n'ont pas ce mode de vie afin de détecter des différences dans le rythme auquel ces deux groupes développent une maladie. Les facteurs connus pour être associés à une maladie précise, par exemple l'obésité dans le cas de la maladie d'Alzheimer, revêtent un intérêt particulier dans les études de cohortes. Cette méthode permet aux chercheurs de déterminer les caractéristiques et les modes de vie qui sont associés à l'apparition de la maladie. Cette même méthode a été utilisée dans la deuxième analyse des facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer dans le cadre de l'Étude sur la santé et le vieillissement au Canada.2

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Quels sont les facteurs de risque associés à la maladie d'Alzheimer ?

L'âge

L'âge est le facteur de risque le plus important. En vieillissant, les mécanismes naturels de réparation de l'organisme sont moins efficaces. Ce changement se produit dans le cerveau à différents rythmes selon les personnes et ces différences contribuent à la susceptibilité d'une personne de développer la maladie d'Alzheimer avec l'âge. D'autres facteurs de risque connus tendent aussi à augmenter avec l'âge (hypercholestérolémie et surpoids). Mais les facteurs de risque ne sont pas la cause première de la maladie d'Alzheimer. Le cerveau doit atteindre un certain âge critique pour que la maladie survienne. Plus on vieillit, plus le risque est élevé. Au Canada, 1 personne de plus de 65 ans sur 20 et 1 personne de plus de 85 ans sur 4 sont atteintes de la maladie d'Alzheimer.

Les antécédents familiaux et la génétique

Un faible pourcentage (5 à 7 %) des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ont la forme « familiale » de cette maladie (FFMA) (autrefois appelée « forme précoce de la maladie d'Alzheimer »). À un moment donné de l'histoire familiale, certains gènes ont subi une mutation et ont développé les caractéristiques anormales qui causent la FFMA. Ces gènes héréditaires ont une grande influence: si l'un des parents a la FFMA, chacun des enfants aura une probabilité de 50 % d'hériter de la maladie. Si les deux parents ont la FFMA, tous leurs enfants développeront la maladie d'Alzheimer à l'âge adulte. Ces gènes héréditaires distinguent la FFMA d'une autre forme plus courante de la maladie d'Alzheimer, la forme sporadique, mais les deux formes sont, pour le reste, identiques.

On croyait autrefois que la forme sporadique de la maladie d'Alzheimer (alors appelée « forme tardive de la maladie d'Alzheimer ») n'était pas associée aux antécédents familiaux. On sait maintenant que le fait d'avoir un parent proche (père, mère, frère ou soeur) atteint de la maladie d'Alzheimer triple le risque de développer celle-ci. Le risque augmente encore si les deux parents ont la maladie. Donc, mis à part les gènes liés à la forme familiale de la maladie, il existe des facteurs génétiques relatifs à la maladie d'Alzheimer partagés par les membres d'une même famille.

De nouvelles recherches révèlent l'existence d'un plus grand nombre de facteurs de risque génétiques de la forme sporadique de la maladie d'Alzheimer. Cela signifie que ces gènes sont plus plus fréquents chez les personnes atteintes, bien qu'on les retrouve aussi chez des personnes qui n'ont pas la maladie d'Alzheimer. Les personnes qui possèdent ces facteurs de risque génétiques ne sont pas aussi gravement exposées que les personnes qui possèdent les gènes mutants responsables de la FFMA. En fait, le risque associé à l'un ou l'autre de ces facteurs de risque génétiques récemment découverts est moins élevé que le risque associé au fait d'avoir un parent atteint de la forme sporadique de la maladie (à l'exception du gène apoE4 dont il est question ci-après).

Pour en savoir plus à ce sujet, nous vous invitons à lire le feuillet d'information La maladie d'Alzheimer et la génétique de la Société Alzheimer.

Le gène ApoE4

Ce gène est le facteur de risque le plus important de la forme sporadique de la maladie d'Alzheimer. Les gènes ApoE régulent la production d'une protéine qui aide au transport du cholestérol et des autres gras dans le sang vers les cellules du corps. Des trois variantes du gène apoE (apoE2, apoE3 et apoE4), la variante apoE4 est associée à un risque accru de maladie d'Alzheimer.

Toutes nos cellules (sauf les ovules et le sperme), possèdent un double exemplaire de nos gènes, l'un provenant de la mère et l'autre du père. Les personnes dont la paire de gènes apoE comprend un gène apoE4 courent trois fois le risque normal de développer la maladie d'Alzheimer. Chez les personnes porteuses de deux gènes apoE4, la moitié développera la maladie d'Alzheimer à 65 ans. Ceci dit, une personne qui n'est pas porteuse du gène apoE4 peut quand même développer la maladie d'Alzheimer et une personne qui est porteuse de deux gènes apoE4 n'en sera pas nécessairement atteinte.

Les femmes

Deux fois plus de femmes que d'hommes ont la maladie d'Alzheimer. Certains pensent que ceci est attribuable en grande partie aux changements hormonaux qui surviennent à la ménopause, particulièrement la diminution de l'oestrogène, une hormone importante. Auparavant, on prescrivait souvent de l'oestrogène pour soulager les symptômes de la ménopause et réduire le risque de développer la maladie d'Alzheimer. Toutefois, une étude clinique à grande échelle assez récente recommandait d'interrompre le traitement hormonal substitutif (THS) en raison de ses effets secondaires potentiellement dangereux. Plusieurs chercheurs cliniques considèrent cependant que le THS devrait faire l'objet d'études plus poussées dans le contexte de la maladie d'Alzheimer.

Toute décision quant à son usage devrait être faite en consultation avec un médecin. Voici une façon utile de comprendre le risque relatif : dans un groupe de 100 personnes n'ayant aucun risque génétique défini, 5 auront la maladie d'Alzheimer à 65 ans (mais 95 ne l'auront pas). Dans un groupe de 100 personnes qui ont chacun un parent atteint de la maladie d'Alzheimer, 15 auront la maladie à l'âge de 65 ans (et 85 ne l'auront pas).

Mais les changements hormonaux ne sont pas le seul facteur qui contribue à la plus grande incidence de la maladie d'Alzheimer chez les femmes. En moyenne, les femmes vivent plus longtemps que les hommes et l'âge est un facteur de risque. Les femmes sont plus exposées au risque de faire du diabète, ce qui est aussi un facteur de risque (voir ci-après). Enfin, on a récemment identifié un gène qui n'est présent que chez les femmes et qui semble augmenter quelque peu le risque de développer la maladie d'Alzheimer.

Les maladies cardiovasculaires

Tous les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires (comme l'hypertension et l'hypercholestérolémie) sont aussi des facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer et de la démence vasculaire. Les AVC et les « mini-AVC », généralement détectés lors d'examens ultérieurs, sont aussi des facteurs de risque bien établis pour la maladie d'Alzheimer et la démence vasculaire.

Le diabète

On sait depuis plusieurs années que le diabète de type 2 (diabète adulte) est un facteur de risque de la maladie d'Alzheimer. On croyait généralement que ces deux maladies étaient liées aux problèmes cardiaques, qui sont associés au diabète et constituent des facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer. On savait aussi que le glucose était moins bien assimilé dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, une situation similaire aux diabétiques de type 2, dont l'organisme assimile mal le glucose.

Des études récentes ont indiqué que le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer présente une condition très semblable au diabète, certains appellent cette maladie diabète de type 3. Les chercheurs ont en effet découvert que chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, la production d'insuline dans le cerveau est réduite et que les neurones y sont moins sensibles (la production de l'insuline dans le cerveau est indépendante de la production de l'insuline dans le pancréas, le principal organe de production d'insuline). Les études se concentrent maintenant sur l'action des médicaments antidiabétiques qui ciblent le cerveau des personnes qui ont la maladie d'Alzheimer.

Récemment, des études ont démontré que les enfants atteints de diabète de type 1 (diabète juvénile) sont à risque de développer la maladie d'Alzheimer à l'âge adulte.

Le syndrome de Down

Le cerveau de la plupart des adultes atteints du syndrome de Down qui atteignent la quarantaine développera les changements anormaux caractéristiques de la maladie d'Alzheimer (plaques et écheveaux). Il est toutefois important de noter que chez les personnes qui ont le syndrome de Down et dont le cerveau présente ces changements, toutes ne développeront pas la maladie d'Alzheimer. Il semble probable que ces personnes n'aient pas encore développé d'autres changements dus à l'âge qui surviennent chez la plupart des personnes qui ont la maladie d'Alzheimer. Pour en savoir plus à ce sujet, nous vous invitons à consulter le feuillet d'information sur La maladie d'Alzheimer et le syndrome de Down de la Société Alzheimer.

La déficience cognitive légère (DCL)

Dans la DCL, le niveau de détérioration cognitive et/ou des troubles de la mémoire est supérieur à celui enregistré dans le processus normal de vieillissement, mais il n'est pas suffisamment avancé pour qu'on puisse parler de maladie d'Alzheimer ou d'affection connexe. On estime que 85 % des personnes qui ont reçu un diagnostic de DCL, généralement au début de la quarantaine ou de la cinquantaine, développeront la maladie d'Alzheimer dans les dix années suivantes, ce qui fait de la DCL un facteur de risque important. Les chercheurs savent maintenant que les changements cérébraux anormaux qui caractérisent la maladie d'Alzheimer peuvent commencer à apparaître chez les personnes qui ont reçu un diagnostic de DCL au moins 20 ans avant tout signe visible de la maladie d'Alzheimer ou d'une affection connexe. L'imagerie cérébrale pourrait permettre de repérer les personnes atteintes de DCL les plus à risque de développer la maladie. Les recherches se poursuivent dans ce domaine.

Les lésions à la tête

Les lésions à la tête, notamment les commotions à répétition, sont considérées par la plupart des cliniciens comme des facteurs de risque de développement ultérieur de la maladie d'Alzheimer.

Un faible niveau de scolarité

Plusieurs études ont démontré que les personnes ayant moins de six ans de scolarité semblent être plus susceptibles de développer la maladie d'Alzheimer. On croyait jusqu'ici que la stimulation cérébrale associée à l'apprentissage avait un effet protecteur sur le cerveau et que, par conséquent, un niveau de scolarisation plus élevé offrirait un plus grand effet protecteur. Mais de nouvelles études remettent en question ces conclusions et il est possible que des facteurs associés à la faible scolarité, tels qu'un mode de vie malsain, expliquent la hausse de ce risque plutôt que le niveau de scolarité en tant que tel.

Autres facteurs de risque

En plus des facteurs de risque déjà décrits, tous les éléments suivants ont été recensés comme facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer : les inflammations chroniques (indiquant possiblement une défaillance du système immunitaire), des épisodes passés de dépression clinique, le stress et le manque d'exercice du cerveau. D'autres facteurs de risque comme le tabagisme, la consommation excessive d'alcool et les toxicomanies restent moins fondés.

Qu'en est-il de l'aluminium ?

La majorité des chercheurs ne considèrent plus l'aluminium comme facteur de risque de la maladie d'Alzheimer. Toutefois, des chercheurs étudient encore la possibilité que des personnes puissent être à risque en raison d'intolérances à des aliments contenant du cuivre, du fer ou de l'aluminium.

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Rappel

Les facteurs de risque ne causent pas la maladie d'Alzheimer. Ils suggèrent un risque accru mais non la certitude de développer la maladie. De la même manière, le fait de n'avoir que peu ou pas de facteurs de risque connus ne protège pas nécessairement contre la maladie d'Alzheimer. D'autres recherches contribueront à approfondir notre compréhension du rôle des facteurs de risque dans le développement de la maladie d'Alzheimer.

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La réduction du risque

Des études menées auprès de jumeaux identiques (qui ont les mêmes gènes) ont observé qu'environ 60 % du risque global de développer la forme sporadique de la maladie d'Alzheimer est associé au mode de vie et non à l'hérédité. Avoir un mode de vie sain pourrait donc contribuer à réduire le risque global de développer la maladie.

Un mode de vie sain comprend une bonne alimentation, le maintien d'un poids sain, une activité physique régulière, même modeste, le maintien d'une tension artérielle et d'un taux de cholestérol normaux et la participation à des activités stimulantes sur le plan intellectuel et social. Pour plus d'information sur la façon de réduire vos risques, consultez le feuillet d'information Un cerveau en santé de la Société Alzheimer.

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Pour en savoir plus ?

Consultez le livret de la Société Alzheimer intitulé Rapport sur la maladie d'Alzheimer et la recherche actuelle (2008), du Dr Jack Diamond, directeur scientifique de la Société Alzheimer du Canada.

[Il faut avoir Adobe Reader Adobe Reader pour afficher ce fichier PDF. Vous pouvez télécharger ce logiciel gratuitement du site Internet Adobe.]

Vous pouvez vous procurer ce rapport de même que les feuillets d'information de la Société Alzheimer en vous adressant à votre Société Alzheimer régionale.

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Notes en bas de page :

  1. Canadian Study of Health and Aging: Risk Factors for Alzheimer’s Disease in Canada. Neurology 1994; 44: 2073-2080.
  2. Risk Factors for Alzheimer's Disease: A Prospective Analysis from the Canadian Study of Health and Aging, American Journal of Epidemiology 2002; Vol. 156, No 5, 445-453.

[Le contenu de ce document est présenté à titre informatif seulement et ne représente pas un conseil, une approbation ou une recommandation à l'égard des produits, des services et des entreprises, ni une déclaration et description des caractéristiques à leur sujet de la part de la Société Alzheimer du Canada.]

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Dernière révision et mise à jour de cette page : juillet 2009.
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