Réduire le risque de développer la maladie d'Alzheimer :
ce que dit la science sur le maintien de la santé cérébrale
Infirmière de profession, Ann-Marie Wilson a toujours cru aux bienfaits d'un mode de vie sain et à la recherche sur laquelle il s'appuie. Il y a quatre ans, elle a pu mesurer toute l'importance de ce choix lorsque Carl, son mari, a reçu un diagnostic de maladie d'Alzheimer.
Rester en forme et en santé a aidé Ann-Marie à gérer les problèmes parfois écrasants liés aux soins de son mari. Mais cela a aussi contribué à ralentir la progression de la maladie de Carl.
« Ski, danse, golf, nous avons toujours été actifs», raconte le couple de New Hamburg, en Ontario. En plus de leur amour du sport, les Wilson marchent plusieurs kilomètres par jour et croient fermement aux vertus d'un régime alimentaire nutritif.
Les Wilson sont un couple modèle pour de nombreux baby-boomers qui investissent davantage dans leur bien-être physique et mental, ce qui est important puisque l'âge constitue l'un des facteurs de risque les plus importants de la maladie d'Alzheimer, la plus répandue des démences.
Aujourd'hui, la maladie d'Alzheimer et les démences apparentées touchent plus de 500 000 personnes au Canada et on prévoit que ce nombre fera plus que doubler au cours des 25 prochaines années1.
Le milieu de la recherche s'intéresse de plus en plus aux mesures qui contribuent à la santé cérébrale comme moyen d'écarter ou de repousser les maladies comme la maladie d'Alzheimer et aussi pour en ralentir la progression
Mais pourquoi l'exercice est-il bénéfique au cerveau? Selon le Dr Jack Diamond, directeur scientifique de la Société Alzheimer du Canada, l'effet protecteur de l'exercice, qui constitue l'une des stratégies de réduction des démences les plus largement documentées, viendrait en partie de l'augmentation de la circulation sanguine qu'il provoque dans le cerveau, ce qui encourage la production de nouveaux neurones et aide à minimiser l'inflammation du cerveau, un facteur pouvant contribuer à la maladie des cellules.
« Un autre avantage intéressant de l'activité physique est qu'il augmente les niveaux de 'facteurs de croissance' dans le cerveau. Or, des expériences sur des animaux ont démontré que l'augmentation des niveaux de facteurs de croissance favorisait le ''bourgeonnement nerveux'' et la connectivité des neurones », explique le Dr Diamond.
L'alimentation semble aussi jouer un rôle important pour nous protéger contre le développement de la maladie d'Alzheimer. Le Dr Diamond recommande le régime méditerranéen qui privilégie les aliments qui favorisent la santé cardiaque, les aliments riches en acides gras oméga 3 tels que le saumon et l'huile de lin, les fruits et légumes aux couleurs vives qui regorgent d'antioxydants et de vitamines C, D et E, le curcuma (épice utilisée dans les caris) et l'ail.
Garder son cerveau actif
En plus de l'exercice et d'une saine alimentation, la recherche indique aussi que mettre régulièrement son cerveau au défi et demeurer actif socialement peuvent aussi aider à protéger contre la maladie d'Alzheimer.
Le Dr Diamond dit que l'exercice, tant physique que mental, tout comme les interactions sociales, nous aident en permettant au cerveau d'établir de nouvelles connexions entre les neurones, en renforçant la capacité des cellules nerveuses de transmettre des messages et en recrutant de nouvelles cellules nerveuses dans le bassin de 'cellules souches primitives' du cerveau.
Réduire votre risque
Face à l'augmentation des cas de maladie d'Alzheimer et de démences apparentées, la Société Alzheimer invite tous les Canadiens à faire leur part pour endiguer le raz-de-marée des démences en prenant toutes les mesures possibles pour réduire leur propre risque de développer ces maladies.
Pour Carl et Ann-Marie Wilson, ceci signifie marcher chaque jour un kilomètre en neuf minutes, prendre plaisir à aller danser avec des amis, mais aussi faire du bénévolat à la Société Alzheimer locale pour aider d'autres personnes atteintes et participer aux comités du MAREP, un programme de recherche et d'éducation sur la maladie d'Alzheimer (en anglais). Et bien que ce ne soit pas toujours facile, c'est cet engagement conjoint à vivre sainement qui les aide à traverser les moments les plus difficiles.
« Je change et il y a des choses que je ne peux plus faire à présent. Mais ma maladie ne progresse pas aussi rapidement qu'elle le pourrait », ajouter Carl.
Pour en savoir davantage sur la maladie d'Alzheimer et les démences apparentées, visitez le www.alzheimer.ca. Profitez-en aussi pour consulter CyboulotMD, une section où vous trouvez des conseils sur l'exercice et la saine alimentation, des recettes et des jeux de casse-tête interactifs gratuits.
Notes en bas de page
- Raz-de-marée: Impact de la maladie d'Alzheimer et des affections connexes au Canada, Société Alzheimer, 2009.

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