L’agitation vespérale

EN QUOI CONSISTE L’AGITATION VESPÉRALE?

L’agitation vespérale est un symptôme qui peut se présenter chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Lorsqu’une personne devient régulièrement désorientée, angoissée, agressive, ou agitée à la fin de la journée (généralement en fin d’après-midi ou en début de soirée), ce phénomène prend le nom d’agitation vespérale.

On pense que l’agitation vespérale est un problème pour jusqu’à 66 % des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Elle peut se manifester à n’importe quel stade de la maladie, mais elle a tendance à être plus grave pendant les stades moyens de la maladie et à diminuer au fur et à mesure que la maladie progresse.

L’agitation vespérale affecte souvent la qualité de vie de la personne et peut être épuisante pour les aidants.

COMPORTEMENTS ASSOCIÉS À L’AGITATION VESPÉRALE

Certains comportements sont caractéristiques de l’agitation vespérale. Par exemple :

  • devenir exigeant ou agressif
  • éprouver des idées délirantes ou des hallucinations. Pour en savoir plus sur les idées délirantes et les hallucinations.
  • marcher de long en large ou errer
  • faire des choses impulsives
  • tenter de quitter la maison
  • éprouver des difficultés à comprendre les autres
  • éprouver des difficultés des tâches que la personne faisait facilement plus tôt dans la journée.

QU’EST-CE QUI CAUSE L’AGITATION VESPÉRALE?

Plusieurs événements ou problèmes différents peuvent déclencher l’agitation vespérale. Parmi ceux-ci, on peut citer :

  • être fatigué à la fin de la journée (peut entraîner une incapacité à faire face au stress)
  • un faible éclairage et plus d’ombres (peuvent causer de la confusion et des hallucinations, particulièrement par rapport aux objets communs qui prennent un aspect différent lorsqu’il fait noir)
  • une perturbation du cycle circadien (habitudes de sommeil/de veille) en raison de la maladie (la personne ne peut pas distinguer le jour de la nuit)
  • peu ou pas d’activités en après-midi par rapport au matin (peut entraîner de l’agitation plus tard dans la journée).

COMMENT RÉAGIR À L’AGITATION VESPÉRALE

Trouver une façon de réagir à l’agitation vespérale peut nécessiter quelques essais et erreurs. Toutes les personnes sont différentes et peuvent réagir différemment. Voici quelques façons d’essayer de prévenir un épisode d’agitation vespérale ou de l’atténuer une fois qu’il a commencé :

  • Voyez si le comportement est causé par de l’inconfort (faim, besoin d’aller aux toilettes, douleur).
  • Prévoyez des périodes de repos ou des siestes entre les activités.
  • Évitez de prendre des rendez-vous, de donner le bain ou de prévoir d’autres activités potentiellement stressantes à la fin de l’après-midi ou en soirée.
  • Évitez la stimulation excessive causée par la télévision ou la radio, qui peut entraîner une confusion accrue.
  • Fournissez un éclairage adéquat afin de réduire les ombres lorsqu’il commence à faire noir.
  • Une berceuse peut fournir une certaine stimulation tout en ayant un effet calmant.
  • Des marches rapides ou d’autres formes d’activité physique pendant la journée peuvent réduire l’agitation ou le besoin de vagabonder plus tard.
  • Gardez la personne active et distraite aux moments où l’agitation vespérale peut se produire (par exemple en préparant le souper ou en mettant la table).
  • Prévoyez une période tranquille, si cela aide à réduire l’agitation.
  • Limitez la quantité de caféine et de sucre que la personne consomme le matin.
  • Maintenez le plus possible un horaire régulier pour les repas et le sommeil.
  • Il peut être utile de maintenir un journal quotidien pour aider à préciser les causes des symptômes d’agitation vespérale et voir les stratégies qui sont efficaces.
  • Les routines familières peuvent aider la personne à se sentir plus en sécurité. Cela peut inclure préparer la maison pour la nuit (tirer les rideaux, allumer les lumières) ou des routines à l’heure du coucher qui comprennent une tasse de lait chaud et de la musique douce.
  • Changez les arrangements pour dormir, par exemple en ajoutant une chaise confortable ou une veilleuse dans la chambre ou en laissant la porte ouverte.
  • Les médecins peuvent recommander certains médicaments pour atténuer les symptômes, par exemple des médicaments antipsychotiques, des sédatifs ou des hormones de régulation du sommeil, comme la mélatonine. Ils peuvent aider certaines personnes, mais comme plusieurs d’entre eux ont des effets secondaires graves comme l’étourdissement, la sédation (qui cause la somnolence) ou l’accoutumance, il est recommandé d’essayer d’autres options avant d’avoir recours aux médicaments. Parlez-en au médecin de la personne.

Last Updated: 07/07/2017