L'histoire de Donna

L'amour joue un role immense dans la maladie d'Alzheimer!

Donna

Ma femme et moi nous sommes rencontrés à l'adolescence. Donna avait 18 ans. J'en avais 16. Malgré notre jeune âge, nous avons vite compris qu'un lien profond nous unissait. C'était vraiment exceptionnel et ce sentiment n'a jamais changé. Il y avait de la magie en elle, et elle a vu quelque chose en moi. J'avais un peu la réputation de bagarreur, mais elle a vite pris soin de ce trait de caractère.

Aujourd'hui, je suis devenu presque respectable. J'en suis à mon troisième mandat comme conseiller municipal du comté de Lucan Biddulph (Ontario), et je travaille au service des incendies depuis 30 ans. Donna a fait de moi ce que je suis devenu, et elle reste toujours l'amour de ma vie après toutes ces années.

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela? Parce que je veux que vous sachiez que l'amour que je partage avec ma femme est ce qui nous unit dans les moments difficiles. Et en 2009, les choses sont devenues vraiment difficiles.

Cette année-là, la maladie d'Alzheimer a été diagnostiquée à Donna. Elle avait 47 ans. J'étais avec elle dans le bureau du médecin. Je l'ai regardée, elle m'a regardé, et je lui ai dit : « Nous allons passer à travers ça ensemble. » Et c'est ce que nous faisons.

Nous avons eu de l'aide bien sûr. La sœur de Donna, Gale, et notre fille, Sara-Beth, sont tout à fait exceptionnelles. Leur amour pour Donna illumine tout ce qu'elles font pour elle.

Ce que je veux dire, comme vous l'avez sans doute deviné, c'est qu'il ne serait pas possible de surmonter cette épreuve sans l'amour. Cette maladie est monstrueuse. Elle a des dents, des cornes et des griffes. Sans l'amour, elle nous aurait détruit tous les deux.

Je n'essaie pas de vous convaincre que notre relation de couple a toujours été parfaite. Nous avons eu des hauts et des bas, et nous avons déjà consulté un conseiller matrimonial. À certains moments, les choses n'allaient pas très bien entre nous. Mais, nous n'avons jamais cessé de nous aimer et nous avons toujours voulu que notre relation fonctionne.

Donna's garden

Je me souviens très bien du printemps qui a suivi le diagnostic de Donna, lorsque nous avons planté des fleurs ne-m'oubliez-pas. Son jardin a toujours été un lieu privilégié, où elle prend soin de chaque fleur comme si elle était unique. L'année auparavant, nous avions planté des jonquilles pour mes parents décédés du cancer. Ce printemps, nous avons voulu faire pousser des fleurs du souvenir pour Donna.

Lorsque nous avons terminé notre jardinage, nous avons pris un peu de recul pour admirer notre travail. Elle a mis sa tête sur mon épaule et je lui ai dit : « Ne t'en fais pas chérie. Je vais me souvenir pour nous deux de notre vie ensemble. »


Last Updated: 11/08/2017