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À 21 ans, la maladie d’Alzheimer est le dernier de vos soucis, jusqu’à ce que votre mère en soit atteinte

On pense souvent que la maladie d’Alzheimer affecte seulement une certaine tranche de la population, à savoir les personnes âgées. Mais l’histoire de Kathryn Fudurich nous rappelle que cette maladie peut avoir de graves répercussions sur la vie de tous.


À l’âge de 21 ans, alors que Kathryn terminait sa dernière année à l’université, la maladie d’Alzheimer à début précoce a été diagnostiquée à sa mère, Patricia. Certains signes s’étaient déjà manifestés depuis quelque temps. Les tâches de la vie quotidienne, comme la conduite automobile, rendaient Patricia très nerveuse. Elle achetait les mêmes produits ménagers à répétition et éprouvait des difficultés dans sa vie professionnelle. À l’âge de 55 ans, elle n’a plus été en mesure de travailler ou de vivre seule. Kathryn et les autres membres de sa famille sont donc intervenus.


Après avoir obtenu son diplôme, Kathryn est rentrée au bercail et a mis sa vie de côté pour prendre soin de sa mère. Elle se sentait très seule dans cette situation à un si jeune âge, et elle a donc communiqué avec la Société Alzheimer de Toronto. Un peu plus tard, elle a découvert que certaines de ses propres amies vivaient la même situation. Ce dont Kathryn avait vraiment besoin, c’était de parler à quelqu’un qui avait vécu la même expérience et qui savait ce que cela voulait dire de vivre avec une maladie irréversible.


Kathryn continue aujourd’hui de partager la responsabilité des soins de sa mère avec son père et ses frères et sœurs. Mais la situation n’est pas facile. Prendre soin d’une personne atteinte d’une maladie cognitive demande beaucoup de temps et d’énergie psychique parce qu’il s’agit d’une maladie évolutive qu’on ne surmonte pas. Kathryn ressent tous les jours ce sentiment de vide devant la maladie de sa mère et essaie d’être là pour elle à ses côtés, ou le plus près possible, même huit ans plus tard.


Par l’entremise d’amis communs, Kathryn a rencontré Carolyn Poirier, dont la mère est également atteinte de l’Alzheimer. En compagnie de Carolyn et de ses amis, elle a participé à la fondation de « Memory Ball » afin de recueillir des fonds pour les personnes atteintes d’une maladie cognitive. « Le fait de sortir de son rôle d’aidant, même brièvement, est vraiment important », déclare Kathryn.


Mais ce qu’il y a de plus important encore, c’est lorsque des amis vous rendent visite. Si vous connaissez une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre maladie cognitive, allez passer un après-midi ou une soirée avec elle. Apportez-lui un repas chaud, et constatez sur place ce à quoi sa vie ressemble.


Il existe de nombreux moyens de soutenir les familles comme celle de Kathryn, et de prendre une part active à la vie des personnes touchées. Vous pouvez également faire un don à la Société Alzheimer pour lui permettre de continuer à offrir des services de soutien et du financement pour la recherche. Parce que ces maladies ne concernent pas seulement les personnes atteintes, elles nous concernent tous. #TousContreAlz.

Mise à jour : 09/29/17
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