La maladie

Imprimer

Aluminium et troubles cognitifs: y a-t-il un lien ?

Les facteurs de risque sont des caractéristiques liés à une personne, à son mode de vie et à son environnement qui favorisent le développement d'une maladie. Bien qu’il existe certains facteurs de risque que l’on peut contrôler, comme le changement de régime alimentaire pour aider à diminuer la pression artérielle, il existe d’autres facteurs qui sont hors de notre contrôle comme l’âge ou les gènes.

Les études n’ont pas fourni de preuves assez solides pour affirmer que l’aluminium constitue un facteur de risque pour le développement des troubles cognitifs. 

Qu’est-ce que l’aluminium?

Nous connaissons surtout ce métal blanc léger sous forme de produits divers : casserole, poêlon, avion ou outils. Mais l'aluminium a également une forme non métallique qui représente huit pour cent de la surface terrestre. En petite quantité, l’aluminium est désigné par le terme « oligoélément ». On le trouve dans notre environnement et dans le corps. Ces quantités sont normales et ne sont pas dangereuses.

Où trouve-t-on de l’aluminium?

Dans l’environnement

Puisque ces oligoéléments sont présents dans la terre, ils sont naturellement présents dans la nourriture que nous mangeons, dans l’eau que nous buvons et, dans certaines municipalités, ils sont même ajoutés au processus de traitement des eaux. On trouve des oligoéléments d’aluminium dans:

  • de nombreux aliments transformés;
  • des produits cosmétiques et d’hygiène personnelle, comme les déodorants et les vaporisateurs nasals;
  • certains médicaments pour les rendre plus efficaces ou moins irritants;
  • dans l’air que nous respirons provenant du sol sec, la fumée de cigarette, les pesticides et la peinture à base d’aluminium.

Dans le corps

L'aluminium est présent dans le corps, mais son rôle n'est pas entièrement compris. Une personne en bonne santé absorbe très peu d'aluminium qu'elle ingère; la majorité de celui-ci est évacué par les reins.

Y a-t-il un lien entre l’aluminium et le développement des troubles cognitifs?

Pendant plus de 40 ans, les chercheurs ont étudié les liens potentiels entre l'aluminium et les troubles cognitifs. Cependant, cette recherche est marquée par de nombreux résultats contradictoires.

  • Des études révèlent une concentration plus élevée d’aluminium dans le cerveau des personnes atteintes de troubles cognitifs, tandis que d'autres tirent la conclusion inverse.
  • Les études ne constatent pas une incidence plus élevée des troubles cognitifs chez les personnes exposées à l’aluminium dans le cadre de leur travail.
  • Le thé est l’une des quelques plantes dont les feuilles accumulent des quantités d’oligoéléments plus importantes qui peuvent s’infiltrer dans la boisson lors de l’infusion. Cependant, il n’existe aucune preuve permettant d’affirmer que les troubles cognitifs sont plus fréquents dans les cultures où l’on boit de grandes quantités de thé.
  • Il est malheureux que les études antérieures aient porté sur un animal prédisposé à l'empoisonnement par l'aluminium, ce qui a entraîné de fausses conclusions sur les effets généraux de l'aluminium sur le corps.

Qu'en est-il des casseroles et des poêlons?

Il serait difficile de réduire de manière significative l’exposition à l’aluminium simplement en évitant l’utilisation des articles de cuisine en aluminium, le papier sulfurisé, les canettes pour les boissons et les autres produits courants. L’utilisation de l’aluminium dans les casseroles et les poêlons ne représente qu’un tout petit pourcentage de la consommation d’aluminium d’une personne.

En résumé

Les recherches actuelles n’offrent aucune preuve convaincante quant à un lien entre l’exposition à l’aluminium et le développement des troubles cognitifs.


Mise à jour : 06/26/17
Retour au début