Préjugés

Le préjugé associé à la maladie d’Alzheimer et aux maladies apparentées empêche souvent de tenir une discussion franche sur les symptômes.

Parfois, la famille et les amis ne croient pas le diagnostic. Ils évitent parfois la personne atteinte de la maladie parce qu’ils pensent qu’il n’y a rien à faire, ou ils pensent que les symptômes « font partie du vieillissement normal ». Toutefois, les troubles cognitifs NE FONT PAS partie du vieillissement normal, et il est possible d’administrer des traitements pour prendre en charge les symptômes ou ralentir l’évolution de la maladie.

Le langage négatif souvent utilisé pour décrire la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées a tendance à être centré sur la maladie et réduit les personnes qui en sont atteintes à une série d’étiquettes, de symptômes ou de termes médicaux. Les réactions négatives des amis, de la famille et des professionnels peuvent avoir un impact sur le bien-être de la personne et sa capacité à gérer les changements qu’entraîne la maladie.

Le langage centré sur la personne aide à s’attaquer à la crainte et à la honte qui entourent la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées. La Société Alzheimer a élaboré des lignes directrices sur le langage comme outil pour toute personne qui vit avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, la soutient ou l’aime.

Les commentaires de personnes associées à la Société Alzheimer du Canada se font l’écho d’un désir commun d’être traité de la même façon, malgré la maladie. Voici quelques-uns des commentaires recueillis :

  • Dissipez la honte.
  • Nous sommes encore les mêmes personnes.
  • Le grand public doit être mieux renseigné sur la maladie d’Alzheimer; lorsqu’une personne est atteinte de la maladie, cela ne veut pas dire qu’elle doit être mise à l’écart.
  • Vous êtes la même personne. Je suis la même personne.
  • Plus on parle de la maladie d’Alzheimer aux autres, mieux c’est.
  • Auparavant, on ne parlait pas de la maladie d’Alzheimer.
  • Je ne veux pas qu’on me lance des choses (remarques) négatives.
  • Je n’en ai pas parlé [à beaucoup de personnes] et… un de mes médecins m’a dit « n’en parlez pas [aux autres] », car plus il y a de personnes au courant, plus [je dois] être constamment sur [mes] gardes. Si vous savez que la personne [à qui vous parlez] est au courant de votre maladie, [vous vous mettez à faire] très attention à la façon dont vous parlez et… à ce que vous dites.

Reconsidérez votre approche de la maladie d’Alzheimer – Lisez cet article de Judith Timson, paru dans le journal the Globe and Mail (disponible en anglais seulement).

Pour en savoir plus contactez votre Société Alzheimer locale.


Mise à jour : 12/13/11