« La maladie d'Alzheimer ne se résume pas à la perte de mémoire »

Par Roxanne Varey

Roxanne Varey

Le diagnostic de la maladie d'Alzheimer à début précoce m’a aidé à mieux découvrir mon côté créatif.

Curieusement, j'ai commencé à écrire de la poésie. Bien sûr, je ne serai jamais publiée, mais pour moi cette expérience est extraordinaire.

Ma maladie est une forme d'Alzheimer particulièrement virulente qui me laisse pas plus qu’une dizaine d'années. Certaines personnes disent qu'il faut vivre comme si la mort nous attendait au prochain tournant. Dans mon cas, c'est trop vrai.

J’ai commencé par écrire un poème dédié à mon mari Michael sur la transition qu'il doit maintenant faire de mari à aidant. Pour son 60e anniversaire, je lui ai offert une compilation de poèmes qui portaient tous sur lui.

Je suis aussi devenue porte-parole de la Société Alzheimer du Canada. Je donne des entrevues aux journalistes de la radio, de la télé et des journaux pour parler de ma vie avec la maladie.

Même si plusieurs symptômes sont les mêmes pour tous, comme la perte de mémoire à court terme, j’ai découvert que la maladie affecte les gens de manière différente et personne ne la vit de même façon.

J’ai décidé dès le début que je voulais conserver mon emploi d'adjointe administrative à la SaskPower aussi longtemps que possible. J’aimais mon travail et mon employeur a fait le nécessaire pour m'aider.

Depuis que j’ai laissé mon emploi, il y a environ un an, mon mari et moi on a dressé une liste des choses qu'on voulait faire ensemble, y compris du rafting. Mais en fin de compte, ce que j'ai découvert, c'est que je veux simplement être avec ma famille.


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