« Soutenir l'aidant familial »

Par Edy Graziani

Edy Graziani

J’ai découvert à mes dépens qu'il est important de ne pas me laisser définir par mon rôle d'aidante. Je prends soin de ma mère, Bruna Guazzelli, à qui la maladie d'Alzheimer a été diagnostiquée il y a environ quatre ans. Pendant les premières années, ceci m'a tellement épuisée que je me suis retrouvée un jour à l'urgence.

Je croyais qu'il s'agissait d'une crise cardiaque, mais c'était l'effet du stress. Je l'ai pris comme un signal d'avertissement. J'ai compris qu'il fallait que je me repose un peu.

Je suis toujours l'aidante principale de ma mère. Je la reconduis à ses rendez-vous chez le médecin, je gère ses finances et je m'occupe de la coordination des employés de soutien qui viennent l'aider dans son appartement. Plusieurs fois par semaine, j’invite ma mère à venir souper chez moi et je m'assure de lui trouver toutes sortes d'activités sociales.

Mais je m'occupe également de moi-même en faisant des choses qui me rendent heureuse.

Pour moi, cela signifie de continuer à écrire des livres pour les jeunes adultes. L'écriture est un refuge. C'est une chose que je fais pour moi. Mon deuxième livre - War in my Town - s'inspire de l'expérience de l'enfance de ma mère dans un petit village de la Toscane pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le livre a été publié en avril dernier et une partie des recettes sera remise à la Société Alzheimer.

Je reconnais maintenant l'importance de mon travail d'enseignante et de ma vie familiale avec mon mari et nos quatre filles. J'ai une famille tellement merveilleuse et attentionnée.

Même si j’ai dû vivre une expérience dramatique pour reconnaître que j’avais besoin de penser à moi-même, je crois être devenue aujourd'hui une meilleure aidante. Les aidants devraient se réserver du temps pour eux-mêmes, sans se sentir coupables. Il faut vivre sa propre vie de manière à pouvoir aider les autres.


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