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Le sommeil

Les troubles du sommeil, courants dans la maladie d’Alzheimer, ont des conséquences sur la personne atteinte et sur l’aidant. Certaine personnes âgées en santé notent également des changements dans leurs habitudes de sommeil, mais l’Alzheimer a tendance à aggraver le problème.

Types de troubles du sommeil

La personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée peut avoir de la difficulté à rester endormie la nuit. Elle se réveille plus souvent que normal et a du mal à se rendormir. Une fois réveillée, elle se promène dans la maison, s’agite ou parle fort, ce qui perturbe également le sommeil de l’aidant.
Elle dort parfois le jour. Si la situation s’aggrave, elle en viendra à ne plus pouvoir dormir la nuit. Dans les situations extrêmes, ses habitudes de sommeil sont renversées, elle dort principalement le jour et reste éveillée presque toute la nuit. Tout ceci mène à une période de grande agitation en fin d’après-midi ou en début de soirée, souvent appelée « syndrome des états crépusculaires ».

Autres facteurs qui peuvent aggraver le problème

De plus, d’autres problèmes de santé peuvent aggraver les troubles habituels du sommeil, comme la dépression ou le syndrome des jambes sans repos. L’apnée du sommeil, qui cause un rythme respiratoire anormal, peut également perturber le sommeil. Il existe des traitements pour alléger les conséquences de ces troubles de santé. Consultez votre médecin.

Traitements contre les troubles du sommeil

Il existe des traitements médicamenteux et non médicamenteux pour combattre les troubles du sommeil. Les médicaments ne sont pas considérés comme une solution à long terme, parce qu’ils ne semblent pas améliorer la qualité du sommeil des adultes âgés. Leur utilisation à long terme peut également accroître les risques de chute et autres effets indésirables.

Les méthodes non médicamenteuses préconisent de faire de l’exercice régulièrement (mais pas juste avant d’aller se coucher) et d’éviter l’alcool, la caféine et la nicotine. Assurez-vous que la température de la chambre à coucher soit confortable. Au besoin, activez les dispositifs de sécurité et allumez les veilleuses (mais pas trop de lumière pour ne pas nuire au sommeil).

Rangez les vêtements qu’elle porte pendant la journée pour l’empêcher de les voir et lui donner l’idée de s’habiller. Essayez d’établir un horaire régulier pour les repas, l’heure d’aller se coucher et l’heure de se lever. Donnez-lui un goûter léger avant le lit, accompagné d’une tisane ou d’un lait chaud. Au besoin, donnez-lui ses médicaments contre la douleur. Avant le coucher, évitez tous les autres médicaments qui pourraient l’empêcher de dormir, comme les inhibiteurs de la cholinestérase (tacrine, donepezil, rivastigmine ou galantamine).

Si elle se réveille pendant la nuit, encouragez-la à sortir du lit pour s’occuper à quelque chose de relaxant, comme lire un livre ou écouter de la musique douce. Essayez de la dissuader de faire quelque chose qui pourrait l’agiter, comme regarder la télé. Essayez de rester calme et de ne pas vous disputer. Souvenez-vous qu’elle ne fait pas exprès de rester éveillée. Si vous le pouvez, essayez de la reconduire gentiment au lit.

Si les méthodes non médicamenteuses ne donnent rien, vous pourriez demander des somnifères à votre médecin. Notons que pour les personnes atteintes de troubles cognitifs, comme l’Alzheimer ou les maladies apparentées, la prise de somnifères comporte des risques, y compris les chutes, l’aggravation de l’état de confusion et une perte d’autonomie. Si la personne reprend des habitudes de sommeil plus régulières, essayez d’éliminer les somnifères.

Informez-vous auprès de votre médecin des médicaments recommandés pour aider une personne à dormir. Le médecin tiendra compte des comportements habituels de la personne avant de lui prescrire un médicament ou un autre.

Si le médecin prescrit un médicament, informez-vous des effets secondaires, des avantages et des risques de ce médicament, et demandez-lui s’il existe des solutions de rechange.

Les troubles du sommeil constituent peut-être l’un des aspects les plus difficiles de l’Alzheimer et des maladies apparentées. Une bonne nuit de sommeil est également essentielle aux aidants. Essayez les solutions non médicamenteuses suggérées ci-dessus, ou consultez votre médecin.

Ressources supplémentaires sur le sommeil, l’Alzheimer et les maladies apparentées : www.sleep-dementia-resources.ualberta.ca.


Mise à jour : 10/13/15
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