Risques et préoccupations relatifs à l’utilisation de contentions

Le tableau suivant donne des exemples d’utilisation des trois types de contention et des risques possibles.

Type de contention Utilisation minimale Utilisation inappropriée Risques potentiels
Physique Utilisation d’une ceinture ventrale pour aider la personne à se relever et à participer à une activité. Utilisation d’un plateau de table sur le fauteuil roulant pour empêcher la personne de circuler.

Chutes plus fréquentes.

Frustration et agitation plus marquées.

Chimique Utilisation d’un médicament pour mettre fin à un comportement perturbateur et permettre à la personne de participer pleinement aux activités de la vie quotidienne.

L’administration du médicament est assortie d’objectifs à court terme et la personne est suivie de près et évaluée fréquemment pour s’assurer que le médicament lui permet toujours de participer aux activités de la vie quotidienne.
Utilisation du médicament pour mettre un terme au comportement perturbateur, sans évaluation adéquate des effets secondaires.

Confusion accrue.

Désorientation accrue.

Potentiel de chutes accru.

Environne-mentale Un jardin clôturé avec libre accès à l’intérieur de l’immeuble. Une porte de chambre verrouillée. Frustration et agitation accrues.

Préoccupations au sujet des personnes atteintes de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée

La recherche a montré que l’utilisation inappropriée de contentions peut réduire encore davantage l’autonomie de la personne. Voici quelques points à prendre en considération :

Restriction de la liberté. Les contentions peuvent diminuer le niveau d’activité physique de la personne et son fonctionnement autonome. Par exemple, une contention chimique peut calmer la personne et la rendre inactive. Une contention physique, comme un plateau de table ou une chaise gériatrique, l’empêche de se déplacer librement, ce qui peut causer un sentiment de frustration. L'utilisation excessive ou inopportune de certaines stratégies de soins peut tranquilliser la personne. Mais ces restrictions de liberté peuvent également entraîner une perte d'assurance personnelle et d'estime de soi.

Risque de causer du mal ou une blessure. Les contentions peuvent causer des blessures. Dans le cas des côtés de lit par exemple, la personne pourrait tenter, pendant la nuit, de sauter par-dessus pour aller aux toilettes et tomber.

Perte des capacités. Les restrictions qu'imposent les contentions pourraient entraîner une perte des facultés cognitives et physiques. Par exemple, une personne qui prend des sédatifs durant une longue période pourrait ne jamais retrouver les aptitudes qu'elle avait encore avant leur administration.

Pour les membres de la famille, les professionnels de la santé et les autres aidants

Risque de causer du mal ou une blessure. L’utilisation d’une contention pourrait être prise en considération lorsque la personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée court le risque de se blesser ou de blesser quelqu’un d’autre. Par exemple, une réaction agressive ou un comportement belliqueux dans une situation donnée pourrait représenter un risque pour ses proches, les autres pensionnaires et le personnel.

Stratégies de soins appropriées. Les membres de la famille pourraient ne pas connaître les stratégies de soins appropriées pour gérer les comportements causés par la maladie ou les risques associés à l'utilisation de contentions, et décider d'utiliser eux-mêmes des contentions ou demander à des professionnels des soins de la santé de le faire.

Manque de connaissances, de formation et de personnel. Certains professionnels des soins de la santé ont des connaissances insuffisantes sur les questions touchant l'Alzheimer et les maladies apparentées, et le comportement des personnes atteintes. En conséquence, ils ne mettent pas en œuvre les meilleures stratégies de soins. Les établissements de soins de longue durée manquent parfois de ressources pour donner des soins de qualité aux personnes atteintes de la maladie.


Last Updated: 02/16/2012