Décisions relatives aux soins médicaux

Les maladies cognitives et les soins en fin de vie

Décisions relatives aux soins médicaux

Il est important que le mandataire spécial sollicite l’avis de l’équipe soignante au préalable et collabore étroitement avec cette dernière. Comprendre et discuter à l’avance des options de traitement médical en fin de vie peut être particulièrement utile pour prendre des décisions appropriées le moment venu.

Les décisions concernant l’usage de soins médicaux agressifs

Le mandataire spécial doit connaître les souhaits de la personne concernant l’usage de soins médicaux agressifs pour la maintenir en vie. Les mesures qui suivent sont généralement utilisées :

  • Les antibiotiques peuvent être prescrits pour traiter les infections courantes.
  • La réanimation cardiorespiratoire est utilisée en urgence pour restaurer les fonctions cardiaques ou respiratoires d’une personne. Une ordonnance de non-réanimation indique à l’équipe médicale de ne pas tenter de réanimer une personne si cette dernière arrête de respirer ou si son cœur cesse de battre.
  • Les sondes d’alimentation sont parfois suggérées si une personne a des difficultés à manger ou à avaler.
  • L’hydratation intraveineuse consiste à administrer du liquide à l’aide d’une seringue dans une veine de la main ou dans une autre partie du corps.
  • La ventilation peut être utilisée pour aider une personne à respirer si elle ne peut y arriver seule.

Quelles sortes de décisions relatives aux soins médicaux devront être prises?

Il est important de demander et d’apprendre quels choix la personne avec la maladie ferait concernant des questions comme la réanimation, l’hydratation artificielle, les sondes d’alimentation, les ventilateurs et l’hospitalisation d’urgence.

  • Est-ce que la personne souhaiterait subir des traitements médicaux qui pourraient être invasifs si proche de la mort ?
  • Quels soins de confort personnalisés souhaiterait-elle ?
  • À la fin de vie, la personne souhaiterait-elle être transférée à l’hôpital sachant qu’un changement d’environnement pourrait être une expérience terrifiante et déroutante ?
  • La personne atteinte souhaiterait-elle rester si possible dans un environnement familier comme son domicile ou une maison de soins de longue durée ?

Soins palliatifs

Il se peut que les procédures et les traitements agressifs qui suscitent la peur ou un mal-être ne soient pas dans l’intérêt de la personne. Cependant, la décision de ne pas avoir recours à des mesures extrêmes pour prolonger la vie ne signifie aucunement priver la personne de tout traitement. Les soins palliatifs ont pour but d’atténuer la détresse, de procurer du confort, d’améliorer la qualité de vie, de maintenir la dignité et de soulager la douleur.

Les soins palliatifs n’impliquent pas l’interruption de tout traitement. La personne peut continuer de prendre des médicaments pour des maladies chroniques telles que le diabète, l’hypertension, ainsi que des traitements pour réduire la douleur et l’inconfort.

On doit adopter une approche palliative dans le cadre de la maladie aussi tôt que possible. La recherche a démontré que l’approche palliative est essentielle pour maintenir une bonne qualité de soins de fin de vie et avoir une belle mort avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée. Il est important de poursuivre des discussions avec l’équipe soignante pour s'assurer que la personne reçoive les meilleurs soins de confort en tout temps.

Voici quelques questions que vous pouvez poser au médecin avant de recevoir des traitements médicaux :

  1. Quelles maladies peuvent être traitées ? Lesquelles ne sont pas traitables ?
  2. Quels sont les traitements proposés pour procurer un confort physique ?
  3. Les traitements ont-ils des effets secondaires ? Si oui, lesquels ?
  4. Comment peut-on gérer les symptômes de manière sécuritaire et efficace ?
  5. Les traitements proposés nécessitent-ils une hospitalisation ? Si oui, pendant combien de temps ?
  6. Les traitements proposés sont-ils douloureux pour la personne ?
  7. À quoi doit-on s’attendre dans les jours ou semaines qui suivent ?
  8. À quoi doit-on s’attendre si on décide de ne recourir à aucun traitement ?

Section suivante : Le don de cerveau et/ou les autopsies

Menu